Sortie Calanques, la folie des grandeurs, du 29 mai au 5 juin 2021

Une semaine idyllique dans les calanques, ça vaut bien la peine de se lever à 4h un samedi, non ? Non??

L’aventure commence donc à Gare de Lyon à 6h direction Marseille St Charles, 3h de temps pour laisser le temps à nos aventuriers d’échanger (ou de rattraper le temps perdu avec Morphée). 

Les aventuriers : 

Céline, Présidente ! « Qu’est-ce-qu’elle-a-ma-corde ? » 

François « quand-ça-couine-faut-lubrifier » et « Pas du patiné, svp, merci. »

Jill-Léa « Y’a-pas-d’truite? »

Magali-Ste-basilic « du pas patiné, ça n’existe pas »

Maixent-Lit-double, chevrolet, 

Michel fournisseur officiel de radis-sans-montre, 

Olivia, l’espagnole,

Paulo-Pollo-Paulot, l’algérien « Dacchiiia »

Philippe, « On-ne-se-serait-pas-déjà-vu ? » 

Roberto-Ricardo-Ronaldo, 

Sophie-tombeuse-de-cuillère.

 

Vous l’aurez tout de suite remarqué, il y a bien là un nombre impair d’acolytes ! Autant l’avouer tout de suite, il s’en est passé des choses à trois. 

Sans oublier bien sûr la présence d’aventurières parallèles, les sirènes du off, Delphine et Clarisse et l’absence corporelle mais présence par l’esprit, de Sarah. 

Cette belle équipe est très vite scindée en 2 (3 en incluant les exclues volontaires) : le bungalow Nord et le bungalow Sud. La démarcation (également géographique) est réglementée, il ne faudrait pas mélanger les torchons avec les serviettes mais les échanges de vaisselles et de PQ sont autorisés. Il pourra être mentionné là, que les braves qui ont fini par trouver le bungalow des sirènes n’en sont jamais revenus. 

Premier apéro du groupe, les échanges s’enflamment vite sur le patinage artistique dans les calanques (mais je ne suis pas sûre d’avoir compris le rapport avec les cordées du lendemain), heureusement des sujets beaucoup plus intellectuels relèvent le niveau de la conversation, comme la déstalinisation (si vous voulez en savoir plus, demandez à celui qui ne vous reconnaitra pas !) et de l’évolution du ticket de métro (malheureusement non illustrée). 

 

J1- Dimanche 30. Première journée de grimpe, et ce pour beaucoup depuis…très longtemps ! 3 flèches de 3 et une cordée de 2 (comment ça, ce n’est pas logique ?)  Morgiou pour une belle reprise. {Ol, So, Fr} {Ph, Ce, Mx} ont fléché respectivement au crêt St-Michel, {Ro, Mi, Ma} ont entamé par le secteur Ouille Ouille Ouille (à moins que ce ne soit Aïe Aïe Aïe) pour finir à l’ANPE, tandis que {JL, Po} sont allés plus loin que la voie au dièdre du renard. 

J2- Lundi 31. On ne le dit pas assez, l’avenir et Sormiou appartiennent à ceux qui se lèvent tôt. Les lèves-tôt furent récompensés par un accès à Sormiou sans barrière et une splendide averse. Heureusement que Paulo (l’algérien) avait son pijama ! Ainsi, pendant que les tardifs grelottaient devant leur petit déjeuner dans leur bungalow humide, nos héros du réveil, pouvaient apprécier l’orage depuis le luxe de leur grotte. 

Les tardifs sur les coups de 9h, durent se contenter d’un départ humide mais malheureusement pour eux non pluvieux, la belle civa Siva pour Olivia l’espagnole et Maixent lit-double, et le combo des trois douleurs (aie aie aie) et de l’ANPE pour le plan à trois du jour, Céline, François et Jill-Léa (ps: que nous soyons bien d’accord, quand c’est sur un relais bancal ça ne compte pas comme une réchappe !). 

J3- mardi 1.

Sophie (future cuillère), Paulo, Michel et Jill-Léa (avec enfin de la truite dans son sandwich) bravent la civa Siva au socle de la candelle. Descente en rappel pour les uns, descente en rappelles-moi-de-regarder-l’heure pour les autres, du socle de la candelle au parking de Luminy en faisant un petit détour à la plage des pierres tombées (descendre pour mieux remonter, il paraît). 

Premières traversées : L’espagnole et la présidente  sur la traversée de la commune 

J4- mercredi 2. C’est la journée de la rupture. Les sportifs bravent leurs courbatures et affrontent la falaise tandis que les sirènes harponnent les jambes d’une victime, et que deux sont rappelées par le devoir, l’une travaillant d’arrache-pied avec Morphée, l’autre rêvant de Thésée (Il serait d’ailleurs mal venu de faire remarquer à la dite ‘autre’ qu’elle aurait sûrement dû passer plus de temps à écrire sa thèse que ce compte-rendu). Mais leur dur labeur fut vite interrompu à la piscine vers 16h « par le retour des enfants » du cap canailles. 

C’est sur Philippe que François et Céline ont jeté leur dévolu du jour, mais les a-t’il reconnu ? Quant à savoir sur quelle voie ils ont grimpé, le savent-ils eux-mêmes ? À défaut de bouse, ont-ils goûté au bourreur de rousse, à la bite à Rugis* ou se sont-ils retrouvés au milieu de nulle part ? (*erratum: il s’agirait en réalité du bitard à Rudiste mais l’auteure souhaite souligner que le malentendu provient plus d’une méconnaissance en mollusques éteints que d’une torsade de l’esprit..). 

Bien moins désorientés, les vauriens et les canailles se sont enchaînés sur deux vauriens, trois canailles. 

J5- jeudi 3. 

Le binôme inséparable Ma-Ma se la coule douce au fil de l’eau. 

Information du jour (à prendre ou à laisser..): la reconnaissance faciale de Ph fonctionne beaucoup mieux (ou fonctionne tout court) sur des corps nus.. 

{Ph, So} ont célébré les 150 ans de la commune après avoir croisé un joli couple sur la plage des Pierres tombées. De façon étonnante, Ph a parfaitement reconnu le-dit couple le lendemain sur le parking de Luminy. Une présentation des stagiaires du camp grande voie ailefroide à la façon ‘pierre tombée’ permettrait peut-être à Ph de mieux les reconnaître ??

PoMi & JlO descende le baou rouge. Temps record du parking au Devenson 1h30. Deux dégaines de perdu, un opinel de trouvé ! 

2e information du jour: l’algérien se passe bien de se retrouver coincé entre deux pompiers (un choc au bal des pompiers ?) 

J6- vendredi 4. Journée à l’horizontale. L’ensemble (ou presque) de l’équipage prend le large et vise l’horizon : au fil de l’eau, le quand c’est où.

Jl, Céline et François, les trois irréductibles gaulois, eux, préfèrent la verticalité. Ce qui se passe au pieds des voies restent au pied des voies mais il paraît qu’ils auraient vu un énorme serpent. 

J7- samedi 5. Dernière journée avant le retour. Direction cap Canailles pour les binômes Philippe et Olivia l’espagnole dont il se souvient enfin, Michel et Maixent quittant à regret son Lit-double mais pas son surnom, pour grimper une dernière fois. 

Le quatuor François, Céline, Sophie (bientôt future cuillère) et Jill-Léa (qui aurait pu faire l’effort de mettre de la truite pour son dernier sandwich…) cherchent leur chemin pour le sentier Philemon (fils illégitime du rappel, de la randonnée et de l’escalade). Attention cependant à la météo improbable, risque de chute de cuillère ! 

 

Direction Morgiou pour les autres canailles qui se partagent des envies de crêt St Michel, de plage ou de terrasse du café de Morgiou. Qu’auront-ils choisi ? Nous ne le saurons jamais.

C’est finalement le retour, mais loin d’être la fin de l’aventure. Certains, peu pressés de retourner à la capitale, préfèrent rester sur le quai, comme le sac de Maixent.

Les envolées culinaires du séjour : la salade de lentille au lard sans lard (un nouveau concept, poussé à son apogée  par ce séjour), l’omelette sans œufs, les pâtes au St- basilic sauvé de peu de l’annihilation, le couscous-merguez (l’apparition miraculeuse de la viande au 4e jour d’escalade) le crumble à la poêle, l’omelette de reste avec des œufs (l’histoire aurait pu nous en faire douter) mais sans reste (on se disait aussi…). 

Liste noire des achats (!!!) :

Le café rouge. Les sachets de thé lipton. Les biscuits secs « Tea biscuit ». 

Les bolides qui décollent :

On rentre bien à 5 dans une polo mais il faut pousser la dacia (à prononcer « daatchia ! ») pour doubler un vélo. Il faut cependant avouer qu’elle tourne à l’éthanol (et loin de moi l’idée de vouloir rajouter que son conducteur aussi). 

Bonus du prix le plus bas, 10€ de diesel. Comme dit Sophie, dont on gardera l’anonymat, « c’est la faciale qui gagne ! ». 

Aucune mention ne sera faite ici sur l’inversion parfaite entre le volume des voitures et la taille des conducteurs, ni aucune allusion sur l’implication d’une telle comparaison.

Protocole d’amadouement de sirènes :

Devant leur bungalow vous passerez, avec une bière vous vous arrêterez.

Si besoin de voiture ou de corde vous avez, de croissant et de pains au chocolat nourrissez-les.

En offrande d’une éponge et de torchon, du  PQ elles vous céderont

Votre repas de reste vous leur proposerez, mais de vos chamailleries vous les régalerez.

Mention importante de bienséance :

Ne pas aller chez les voisines septuagénaires à 6h du mat (même si on a un lit double et une polo rouge qui décolle). 

Ne pas appeler sa mère quand elle s’emmêle les cuillères au milieu de sa descente en rappel (même pour la fête des mères !) au risque d’être bien reçu. 

Le mot de la fin. Sachez que vous n’êtes pas seuls aux toilettes.

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Ecrit par : stéph