Roc 14 à Buoux du 19 au 23 mai 2011

Quatre jours « sport et confort » très réussis sur les falaises athlétiques de Buoux. Beau temps largement de la partie (à la limite de se plaindre d’un excès de chaleur et de soleil sur les parois). L’Aiguebrun qui coule au bas des falaises réserve de belles vasques d’eau très fraîche pour un plongeon vivifiant en fin de journée. Merci à Magali pour l’organisation et à Nicolas pour un hébergement tout confort dans sa belle maison provençale (barbecue, apéro et petit déjeuner en terrasse, cuisine équipée et farniente au bord de la piscine). Circonstances propices à révéler les talents culinaires des membres de Roc 14. Que du bonheur ! Compte rendu et topo par Tibo.

Il était une voie (8c), Roc 14 à Buoux en mai 2011. C’est un poème givré (6b) ou l’histoire de douze évadés de la cage (7c+) parisienne qui décident, le coeur en ballade (6a), d’emprunter l’autoroute du soleil (7c) sur leurs petits nuages blancs (6b). Une invasion nordique (6b+) en somme : 4 grimpeuses et 8 grimpeurs au Taupe niveau (7a+) – du moins le croyait-on ! – prêts à se jouer de la pesanteur pour la grâce. C’est l’histoire d’une terre sauvage (7a) qu’ils ont pour destination et où se dressent, telles un vaisseau de pierre (6b+), des falaises creusées par les millénaires, en témoignage de l’affront de l’eau sur le rocher.

Buoux donc pourrait être un monde sans pitié (6b). Admettons, il est vrai, que c’est un peu comme les premières fessées (4c) : une expérience marquante ! On y trouve des prises électriques (6a+) et comme l’ombre d’un doute (6b) qui traverse l’esprit et donne du vague à l’âme (6c). On y vol au vent (6b+) … on y vol qualifié (6a). Et puis on y implore discrètement, comme à noël au balcon (7a), la patronne et muse des grimpeurs :
– « s’il te plait, dessine moi un mutant (6b+)» !
Mais à Buoux le père noël est une ordure (6b+) et la mère noël a un coeur de pierre (5c). Un gratton au bord du gouffre (non réalisée) devra contenter les espérances. C’est bien le minimum (8c) !
– « Allons, ne pleure donc pas petit ! (6a+) Fais toi pepsicomane (6b) et tiens bon la rampe ! (7b) »

Bonne nouvelle des étoiles (6a+) malgré tout : Buoux est accueillante comme une vague de chaleur sur l’antarctique (6c) où l’on aurait planté son transat (6c) sur le rivage (6c) pour y faire la siesta (6c+) … les joies simples (6c+) et la tentation d’exister (7a) ! Buoux ne compte plus les prétendants à sa conquête et le ton monte (6a+) parfois ! Alors elle invite ses visiteurs à la danse pour un duel au soleil (6a+) dans la plus pure tradition du geste (7a+) : javanaise (6c), salsa du démon (6c+), décadanse (5c), samba (6c+) ou be bop tango (7a)… Trop n’est jamais assez (7a+). Au coeur de la baston générale (6a), les brunes ne comptent pas pour des prunes (6b+). Il en est toujours une ou plusieurs pour atteindre le nombril de Vénus (6c+), le songe sucré (7a) ou autre variante érotique (6a+) tandis que d’autres s’essoufflent pour parvenir avec peine jusqu’à l’ambre d’anus (6a+). C’est à cause des garçons ! (6c+) Qu’importe ! Aucune bataille n’est tout à fait vaine à Buoux.

– « J’aime, j’aime, j’aime ! (6c) », dit même le vieux campeur (6c+).
A Buoux donc, on peut le dire : tout va bien (7b), tout va pour le mieux ! Le pilier est déglingué (7a), la fakir (6c) devers gondé (6a+), le buffet froid (6b+), le déverdur (7a), et Frank z’aplat (7c+) mais …
regards et sourires (7b+) vont de paire comme les diamants sont eternels (7a).

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Ecrit par : Vincent