Compte rendu Sortie ski de rando Beaufortain

Beaufortain vs Bretagne Sud

 

Au départ, ils étaient cinq. Au retour, ils avaient perdu de la semelle sous les skis et une était en tong. Mais pourtant, qu’est ce qu’on a rigolé ! Merci le beaufortain de nous avoir accueilli pendant ces 3 jours de fin janvier, en voici un petit résumé.

 

Jour 1

Nous quittons de bon matin et à jeun la belle adresse qu’est le Formule 1***** de Chambéry. Après une petite heure de route et un arrêt café flotteux, nous nous élançons vers la pointe du Riondet. Nous montons tout d’abord tranquille-pas vite vers le lac de St-Guerlin. Nous le laissons à tribord afin d’admirer une cascade. Une petite redescente en style ski de fond plus tard et nous attaquons franchement la montée. Sur une neige dure, gelée et trafolée nous grimpons vers notre sommet par une combe sauvage et authentique. Sans trop traîner pour le déphoquage car un vent vigoureux et rafraîchissant soufflait au sommet, nous nous élançons dans la descente par un couloir nord est, de surcroît magnifique. Cette belle neige ne dure pas, laissant la suite du trajet un peu trop arboré à notre goût. Dérapant sur branches et espèces minérales sournoises, nous arrivons entier en bas. N’est-ce pas le moment idéal pour s’exercer à la recherche d’ARVA ? Et voilà, la journée est finie il est grand temps d’aller boire un réconfortant chocolat chartreuse à l’inoubliable BDS (Bar des sports) local où Gégé saura vous accueillir de sa petite blague grivoise bien à propos.


De la Pointe du Riondet - Le Mont-Blanc dans les nuages

 

Jour 2

Les consignes étaient claires pour le deuxième jour : c’est aujourd’hui qu’on envoie du pâté. Après une nuit de qualité variable et un petit déjeuner conséquent et sans gluten pour certains, nous partîmes du parking du Planet à une heure matinale pour être en mesure d’avaler les 1600 mètres de de dénivelé escompté . Un début de course sans encombre dans un chemin forestier laisse place à une combe étroite mais débonnaire qui suit le le ruisseau du Grand Mont qui malgré tout saura nous surprendre avec un passage scabreux dans lequel il nous faudra déchausser pour parer au manque de neige. Nous continuons à monter vers une boule caractéristique que nous laissons à bâbord comme nos préparations minutieuses sur la carte la veille l’avaient prévu. Le passage du Dard se laisse atteindre sans trop de difficultés, si l’on enlève les conversions ratées et les glissades multiples et variées qui semblent affecter nos compagnons d’épopée de façon incompréhensiblement sélective. Changeant de programme vu la qualité de la neige nous nous nous dirigeons vers la pointe du Dard réminiscente de la pointe d’humour de Tristan peu avant dans le passage éponyme. On redescend pour traverser vers le Grand Mont. On rephoque ni une ni deux, on met des couteaux principalement pour le confort dans un passage bien raide et nous voilà presque sur le plat à quelques encablures du sommet visé du Grand Mont. Quelle ne fut pas notre désillusion lorsque qu’une vulgaire erreur de navigation, due en grande partie à un facteur technique indépendant de notre inégalable flair, faillit nous coûter le sommet. Il est tard, on est un peu cramé et la question se pose de se contenter du sommet sans nom 20 mètres au dessus de nous. Nous nous ravisons promptement et avalons les 150 mètres restants sans coup férir. Arrivé au sommet un pique-nique de célébration de luxe de 30 minutes nous permet d’envisager la descente avec entrain. Ladite descente se passe bien, nous mentionnerons tout au plus un ou deux couloirs scabreux, un canyon qui aurait ravi Jolly Jumper en été, une conversion aval qui manque de peu de finir dans le ruisseau. Arrivé au parking le contrat a été rempli, le pâté a été envoyé avec accusé de réception.


Le Grand Mont - ambiance

 

Jour 3

L’heure du départ a sonné (encore 7h…ou 6h30 pour le petit yoga matinal de Chloé). Tout le monde s’active pour être au pied de la course de bonne heure, néanmoins Charles prend le temps de développer ses relations commerciales avec Mireille (ou Monique, c’est selon). On entame la course derrière un collant-pipetteux que l’on ne reverra pas, et Loïc attaque d’emblée avec un petit bowling de son cru dans un passage étroit et glacé en forêt : 3 personnes à terre. Le soleil nous accueille à la sortie du bois, et nous entamons un long plat en direction d’un col. On fait péter les couteaux pour une longue traversée pentue en neige dure, et chemin faisant, après avoir jouer notre vie au-dessus des cailloux, nous atteignons le sacro-saint Rocher des enclaves. Une petite tranche de sauc’ allongés dans l’herbe (!) plus tard, nous entamons la descente dans des pentes joliment plaquées. Pas le temps d’acheter du terrain, ni de se délecter dans la croutée, on file bon train pour retrouver le chemin forestier. Après des prouesses gymniques en ski-sapin-cailloux, nous sortons enfin de la jungle et après un dernier salto avant signé Ilaria, nous retrouvons la voiture. Une bière et 2h30 de route plus tard, il est l’heure de prendre une autre bière en attendant le train.


Du haut du Rocher des Enclaves - déjeuner sur l’herbe et Pierra Menta en arrière plan


La Gang


Et enfin un goûter bien mérité

 

Vos rédacteurs et photographes de compte-rendu emballés

Charles, Ilaria, Loïc, Tristan et Chloé

Ecrit par : Vincent