Ascension aux Aravis, Descente de Fromages et Vin blanc (2015)

Corentin R.:

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Grande Voies à la falaise de la Rosière aux Aravis

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Le calcaire des Aravis et ses rigoles.

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Le groupe au complet dans la chaleur savoyarde !

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Spécialités locales !!!

Compte rendu 

7 heures de route : c’est tout ce qui sépare Paris du paradis des falaises calcaires, des arêtes effilées, de la tartiflette et des alpages. Ces sept heures de route seront effectuées mercredi dans la soirée pour être à pied d’oeuvre dès le lendemain matin.

Jeudi matin, nous ne perdons presque pas de temps et rejoignons à midi le col de la Colombière (en voiture, pas en vélo !) pour une longue séance de moulinette dans les falaises surplombant le col. A notre décharge, la voiture d’Antoine a décidé de caler une dernière fois devant un garage bien entendu fermé pour l’Ascension. Elle ne bougera plus du séjour. Amen.

Bref, les voies sont magnifiques, rigoles calcaires au début, puis on enchaîne sur les plus sauvages : Geronimo (6a) et Plume de Hibou (6b). Nous sommes honorés au passage d’un trésor de pédagogie : une jeune grimpeuse qui expliquait à son petit ami comment fonctionnait un reverso : « tu mets jamais les dents sur le bout du grimpeur ». Il faudra absolument cette perle dans le guide d’initiation Roc 14. La journée se termine avec une tartiflette grandiose  confectionnée grâce aux reblochons de la ferme voisine de notre gîte.

D’un confortable 20° la température chute drastiquement vendredi pour flirter avec les zéro degrés ; il neige. A mi-mai et  à 1200 mètres ! Un changement de programme s’impose, ce sera donc randonnée hivernale, snowman et bataille de boules de neige. La raclette du soir nous consolera de nos peines. A la guerre, comme à la guerre, et comme l’a si sagement dit Guillaume : « De toute façon, on est mieux là que dehors. »

La neige a raison de nos projets de grande voie du samedi, nous nous rabattons sur l’imposante  falaise du col des Aravis; les voies sont sèches, bien équipées et très athlétiques.

Finalement, pour le dernier jour, la météo est  plus clémente. Bien motivés (levés à 6h du matin quand même !) nous rejoignons le plateau des Glières. Le but de la journée est la dalle de la Rosière (1h de marche à partir du parking) où des voies de 4 longueurs dans le 5/6 nous attendent. La roche est excellente, la vue imprenable. A trois heures, retour express au gîte avant de reprendre la route pour un « petit »  trajet de sept bonnes heures !

Merci à tous et à Roc14 pour ce super séjour et en bonus un merci supplémentaire pour les contributions décalées de chacun !

Dans le désordre :

Mention spéciale ami des bergers  pour Guillaume, qui a tout de suite sympathisé lors d’une transhumance
Mention spéciale torreador pour Elise F. pour son aplomb durant cette même transhumance
Mention spéciale philosophe pour Antoine pour son stoïcisme lorsque sa voiture tombe en rade devant un garage. « Mieux vaut ici que sur l’autoroute » lâchera-t-il pour tout commentaire.
Mention spéciale je gère l’espagnol pour Manu, qui a eu la bonne idée de consulter le manuel d’utilisation de la voiture d’Antoine (une chitroën)
Mention spéciale demi-mesure pour Corentin qui enchaîne 3 séjours escalade en un mois
Mention spéciale maestro pour Olivier qui nous a régalé avec sa recette unique de gâteau au chocolat
Mention spéciale le goût du risque pour Delphine qui n’hésite pas à mettre en jeu sa e-réputation en louant notre chalet sur son compte AirBnB
Mention spéciale je rigole de l’adversité pour Marta qui randonne tranquillement sur un pierrier avec une entorse au pied.
Mention spéciale effeuillage noctambule pour Elise M.
Mention spéciale contrepèterie pour Nadim pour l’ensemble de son œuvre

Anthoine , Nadim , Elise x 2, Guillaume , Delphine , Olivier , Emmanuel et Corentin

Ecrit par : Petr Kuznetsov